FTSR - Santé et soins spirituels

Faculté de théologie et de sciences des religions
Formation continue

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Santé et soins spirituels

 

Formation offerte en collaboration avec le Centre de formation et de recherches cliniques en soins spirituels du CHUM.

Milieux visés : santé

On ne saurait nier l’importance de la dimension spirituelle de la personne. Alors qu’il vit un moment particulier de sa vie, le patient d’un établissement de santé puise dans ses ressources intérieures, dans sa culture, dans des rituels, dans des pratiques spirituelles pour donner sens, pour amortir le choc. La personne qui développe une vie spirituelle le fait pour répondre au besoin universel de donner un sens à sa vie. Ce besoin est d’autant plus grand quand la personne est confrontée à la maladie, à la souffrance, à la perte d’autonomie et à la mort.  Les établissements de santé se doivent donc de tenir compte de cette dimension essentielle de l’être humain.

Soigner une personne dans son intégralité, consiste aussi à prendre soin de sa réalité spirituelle. Celle-ci, bien qu’elle soit mystérieuse et invisible, possède une immense  influence sur le comportement humain. Cette communion à plus grand que soi place un individu dans la découverte d’influences subtiles et bénéfiques qui peuvent intervenir dans son bien-être et faciliter sa guérison. La spiritualité est agissante et jamais statique. C’est par elle qu’une personne peut visiter ce qui donne sens à sa vie, la stimule, lui ouvre des voies pour agir sur son présent et l’aide à traverser certaines épreuves à priori insurmontables.
Les intervenantes et intervenants en soins spirituels sont des professionnels formés pour évaluer l’état spirituel de la personne, ses besoins spirituels et religieux, élaborer et réaliser un plan de soins en collaboration avec les autres intervenants dans des équipes interdisciplinaires, selon une vision holistique de l’être humain.

Le professionnel en soins spirituels n’approche pas le patient en cherchant à imposer sa spiritualité. Il se met professionnellement à l’écoute de l’autre. Il n’est plus l’envoyé d’une autorité religieuse particulière pour réconforter les membres de sa propre communauté, mais un professionnel attitré à tous les patients. Toutefois, l’intervenant(e) en soins spirituels, après évaluation, dispensera des soins selon la spiritualité du patient et dans le respect de sa confession religieuse. Dans certains cas, il peut même faire appel à un représentant de la confession religieuse du patient.

Le défi de l’intervention en soins spirituels est d’établir un contact avec la réalité profonde de la vie du patient, avec son affectivité et son intériorité et de lui offrir le soutien dont il a besoin.  Mais ce travail ne se limite pas aux patients : il concerne également les familles et les proches et il vise à améliorer la qualité de vie de ces personnes. La maladie, la perte d’autonomie liée au vieillissement, le processus de guérison ne sont pas des faits que le patient vit de façon isolée. Le réconfort apporté par des soins spirituels ne peut qu’avoir des effets positifs sur la qualité de vie du patient et de ses proches.

    • Dans ce sens, si la spiritualité d’un(e) patient(e) constitue un des éléments qui peuvent contribuer à son bien-être, n’est-il pas important que cette réalité puisse être reconnue par les infirmières ?
    • Étant donné leur rôle de premier plan dans les soins, n’est-il pas profitable qu’elles acquièrent des outils nécessaires pour mieux reconnaître les besoins spirituels des patient(e)s et de leurs proches ?
    • Par ailleurs, ne serait-il pas pertinent que l’infirmière puisse visiter sa propre spiritualité suite à ses interventions auprès des patients ?

    Renseignements et réservation

    Benoit Dostaler
    Coordonnateur
    Service de la formation continue
    Faculté de théologie et de sciences des religions
    Université de Montréal
    formation-continue@ftsr.umontreal.ca
    Téléphone : 514 343-6988