Faculté de théologie et de sciences des religions
Comprendre. Agir.

AccueilLorem IpsumIpsum

Hyacinthe Kihandi propose une mariologie sociale pour l’Afrique

2017-01-31 | SOUTENANCE DE THÈSE

 

Guy-Robert St-Arnaud, Denise Couture, Hyacinthe Kihandi, Ignace Ndongala et Marc Dumas

Dans l'ordre habituel : Guy-Robert St-Arnaud, Denise Couture, Hyacinthe Kihandi, Ignace Ndongala et Marc Dumas

Marie, mère de Jésus Christ, occupe une place de choix dans la vie de foi quotidienne des chrétiens et des chrétiennes catholiques en Afrique. Depuis l’époque missionnaire jusqu’à nos jours, la figure de Marie et le culte marial sont une composante de plusieurs projets évangélisateurs. L’importance de la maternité en Afrique fait en sorte que la figure de Marie sert souvent de support et d’expression pour une inculturation africaine de la plupart des doctrines mariales.
D’origine congolaise, monsieur Hyacinthe Kihandi s’est intéressé à ce phénomène pour en faire l’objet de sa thèse de doctorat. Sans négliger son aspect spirituel, il s’est intéressé aux implications sociales du culte marial en analysant le vécu et les pratiques de quatre mouvements marials de Kinshasa. Sa thèse innove de deux manières : elle présente un état de la question inédit de la mariologie africaine et elle propose un modèle innovateur, une « mariologie sociale » pour l’Afrique.

Il a défendu sa thèse avec succès, le 16 décembre dernier après moins de quatre années de recherche, et obtenu les grades civil et canonique. Le jury a classé la thèse parmi les meilleures déposées en théologie à la Faculté et a recommandé sa publication. M. Kihandi va bientôt rentré à Kinshasa, en République démocratique du Congo, pour y poursuivre ses recherches sur le même thème et pour appliquer sur le terrain les résultats de sa thèse.

Titre de la thèse

Une proposition de mariologie sociale pour l’Afrique. Analyses théologiques (Afrique et Amérique Latine) et études de terrain de quatre mouvements marials à Kinshasa.

Résumé

Suite aux multiples défis au niveau politique, économique, social, religieux et culturel que rencontre la majorité de pays africains, cette thèse propose une vision renouvelée de la conception et du vécu des pratiques mariales afin que celles-ci deviennent un ferment qui pousse les chrétiens et les chrétiennes catholiques africains en général et congolais en particulier à s’engager dans la résolution des problèmes majeurs de leur société notamment au niveau de la justice, de la paix et de la question des femmes. Partant de l’essentiel de la mariologie africaine, nourrie par l’expérience de mariologie sociale latino-américaine et fécondée par les recherches réalisées sur le terrain à Kinshasa, sur une base d’une lecture du Magnificat, la thèse risque un nouveau discours de mariologie sociale pour l’Afrique.

Membres du jury

  • M. Guy-Robert St-Arnaud, président-rapporteur
  • Mme Denise Couture, directrice de recherche
  • M. Ignace Ndongala, membre du jury
  • M. Marc Dumas, examinateur externe